28 avril 2008
Camp indien
Attaque d'un fort iroquois (gravure d'après Samuel de Champlain, 1610)
Le campement indien attaqué de tous les côtés: ça ne vous fait pas cet effet-là à vous artiste, petit épicier du coin, lycéen, fonctionnaire, NKM, faucheur, retraité, journaliste... la liste est longue... des valeureux qui n'ont plus que leurs yeux pour pleurer.
Vous y comprenez quelque chose vous: 72% de mécontents, 53% de votants?
Au moins tout ça dans la rue dès jeudi?
(OK. Pas trop de lecture cette fois-ci... j'ai bien compris!)
24 avril 2008
Ascensions
J'avais brièvement évoqué dans ce post un des "livres de montagne" qui m'avaient le plus marqué ces dernières années, Sur la Trace de Nives d'Erri de Luca. Je voudrais en profiter aujourd'hui pour faire connaître deux autres auteurs. (finalement, trois!)
Je commencerai par celui que j'ai découvert le plus récemment, trouvé, abandonné dans ma librairie préférée. Il m'a attiré par sa couverture mystérieuse, un papier calque assez épais qui laissait voir une gravure sombre d'un sommet sans nom. Un sommet dans un voile de mystère, de tempête, le nom de l'auteur: Ludwig Hohl, le titre: Ascension et l'éditeur; Attila. Il m'a longtemps fait de l'oeil sur ma table de nuit. Je le feuilletai, contemplai les sombres illustrations de Martin Tom Dieck, puis le refermai. Pendant un temps, je me suis contentée de sa couverture. Jusqu'à ce matin récent où je l'ai ouvert et lu. D'un souffle.
Un extrait, pour vous couper le souffle.
Il y avait d'autres moments où ce n'était plus des rêves, mais le mélange de rêve et d'état de veille qui est précisément ce que l'on nomme hallucination. A l'un de ces moments, voilà qu'il avait enfin trouvé la réponse définitive à la question si fréquemment posée: "Pourquoi faites-vous l'ascension des montagnes?"
(Car toutes les réponses habituelles étaient insuffisantes: Pour des raisons de santé; il devait tout de même y avoir d'autres moyens, moins coûteux. A cause de l'altitude; mais alors, pourquoi pas en téléphérique, ou en avion? Parce que c'est un sport particulièrement gratifiant qui, dans un cercle réduit, mais élitaire, apporte des récompenses enviables; c'était déjà mieux mais ça ne suffisait pas.) La réponse était:
Pour m'échapper de prison.
... Et puis?
Un peu plus loin dans ma mémoire, mais lu aussi rapidement, sous la couette dans la chambre du chalet familial, alors qu'il y avait une vraie tempête à l'extérieur, les cinq tomes du Sommet des dieux, scénarisés par Yumemakura Baku et dessinés par Jirô Taniguchi. Je ne suis ni fan de manga, ni spécialiste de la question mais s'il n'y avait qu'un auteur de manga à vous conseiller (au risque d'avouer que je n'en connais pas tant que ça), ce serait Taniguchi. (A l'origine, il s'agit d'un roman de Baku très célèbre au Japon, et c'est lui même qui a proposé à Taniguchi d'adapter son oeuvre.)
Fukamachi, jeune photographe japonais de retour d'une ascension malheureuse au Népal, se voit proposer au bazar de Kathmandou un appareil photo de collection qu'il acquiert aussitôt. Aussitôt acquis, l'appareil est dérobé et dans sa quête pour le retrouver, Fukamachi s'aperçoit que l'ancien propriétaire est sans doute Habu Joji, un alpiniste d'exception dont on a perdu la trace au Japon. Il pense aussi que l'appareil pourrait bien être celui de Mallory, qui mourut avec Irvine en 1924 sur les flancs de l'Everest sans que l'on sût jamais s'ils avaient ou non atteint le sommet. (L'Everest fut vaincu par Hillary et Norgay en 1953.) Je ne vous en dirai pas plus... seulement, pour vous donner une idée, deux planches: attention! A lire de bas en haut et de droite à gauche!
Et puis, et puis, par dessus tout, ou au commencement de mon amour pour les livres, il y a les deux tomes, lus et relus de Cosey, A la recherche de Peter Pan, une magnifique histoire d'amour et de montagne.
21 avril 2008
Ombres chinoises
Xiahe, monastère de Labrang, 2006
19 avril 2008
La Roue
La roue est la plus belle découverte de l'homme et la seule
il y a le soleil qui tourne
il y a la terre qui tourne
il y a ton visage qui tourne sur l'essieu de ton cou quand
tu pleures
mais vous minutes n 'enroulerez-vous pas sur la bobine à
vivre le sang lapé
l'art de souffrir aiguisé comme des moignons d'arbre par les
couteaux de l'hiver
la biche saoule de ne pas boire
qui me pose sur la margelle inattendue ton
visage de goélette démâtée
ton visage
comme un village endormi au fond d'un lac
et qui renaît au jour de l'herbe et de l'année
germe
Aimé Césaire (1913-2008)
(all by myself)
[Premier souvenir d'Aimé: une colle en prépa. Puis j'ai découvert les poèmes et l'homme.]
15 avril 2008
Cuiseurs solaires
Pour tous les déçus de l'abandon programmé du Grenelle de l'environnement qui voudraient se consoler avec une initiative concrète et utile, chaleureusement recommandée par Célestine:
petit relais d'information pour un projet un peu (pas trop) fou et complètement écolo-environnemento-réalisable et durable (je vous garantis que ceux-là sont de vrais durs à cuire, ah, ah...). Valérie et Sylvain vous racontent tous les détails dans ce lien.
Vous pourrez aussi aller sur leur site, pour suivre l'évolution du projet et, pourquoi pas devenir parrain ou marraine?
Photographie "La route des andes"
08 avril 2008
Lucarne
Célestine persiste et signe... une version revue et corrigée (ce qui ne devrait pas déplaire à Christian...)
06 avril 2008
Was ist das?
La lucarne chez Célestine...
Se passe de tout commentaire...
Mais n'oubliez pas... diffusez, pétitionnez, informez...
Incroyable, la semaine dernière, alors que j'étais en stage avec des enseignants de collège pour la liaison école-collège, aucun des professeurs de collège ne connaissaient l'existence d'un projet de programmes pour l'école primaire...









