12 septembre 2008
D'un bout du monde à l'autre et me voilà de retour.
Retour pour quoi, au juste? Je serais bien restée...
J'attends encore quelques jours pour vous conter la rentrée, juste le temps de me faire à cette idée.
En attendant, faites comme moi le test vérité chez Kalliope, dont le retour de plume me donne envie d'en faire autant.
...et si ces semelles de vent vous font de l'oeil, allez visiter le site de Jennifer Collier et ses subtiles créations en papier recyclé.
04 juillet 2008
Errances
Samedi dernier, je suis allée au bout du monde, à pieds. Il y avait les ailes des insectes, le vent dans les feuilles, le vol du moustique, les gouttes d'eau qui ruisselaient sur le tuf de la cascade, la nuit qui tombait, un rapace qui volait. Il y avait tout ça.
17 juin 2008
Indépendance
L'autre jour, je proposai du covoiturage... et m'entendis répondre "bah, j'aime bien mon indépendance... et puis j'ai une petite voiture, elle ne consomme pas beaucoup."
16 juin 2008
Un petite envie...
Découvrez Debout Sur Le Zinc!
Quand tout vous donne envie de pleurer, il reste cette vieille chanson de Debout... et un bon jeu entre potes. Un jeu débile où sans amie latiniste vous ne comprenez pas le jeu de mot pourri sur votre pseudo (D. Lenda Cartago), où vous devrez peut-être composer avec "fioles, exotisme et vinaigre" en moins d'une minute un délire hypocoristique** qui endormira les soupçons de l'inspecteur... tout ça parce que la favorite du harem a été noyée dans du lait de jument blanche...
Pour se mettre dans la peau de Colombo ou de l'inspecteur Harry (haro sur Julie Lescaut au si triste patronyme et le gros Navarro qui retourne sa veste, toujours du bon côté...), filez vite ici: http://www.petits-meurtres.com/
** Si d'aventure quelqu'un échouait sur ces pages en cherchant un emploi justifié du mot hypocoristique... qu'il passe son chemin...
16 mai 2008
Merci Jack
Dire que je pestais contre ma station préférée hier en disant qu'elle n'avait accordé dans sa matinale que quelques secondes aux vraies raisons du mouvement de protestation dans l'éducation nationale (contre beaucoup trop de minutes au service minimum), je viens de regarder la vidéo du grand Jack... (je pèse mes mots) de la matinale d'aujourd'hui...
Vous allez peut-être me trouver lyrique mais cette vidéo (pas très en avance sur le chemin de l'école ce matin, je n'avais entendu que la présentation de l'invité...) m'a mis du baume au coeur comme jamais depuis longtemps...
Parce que c'est vrai, bon sang, hier, les baskets trempées, la voix cassée, les cheveux collés, les CRS harnachés (jamais vu autant que cette semaine... après la visite pestilentielle dans ma petite ville de province), plus personne n'y croyait...
"On nous dit que l'école elle va devoir changer, Nous on est bien d'accord elle doit évoluer, On nous dit que des profs y'en a déjà bien trop, Et que 11200 c'est une goutte d'eau, Pourtant nous on vous dit l'é... ... cole est en danger, Quantité qualité pourquoi les opposer? Qu'ont-il à y gagner?" (sur l'air de Quelqu'un m'a dit)
La grève, un moyen de protestation "daté" nous dit Santini (magnifique réplique de Chérèque sur le ton bougon qu'on lui connait...), c'est pourtant le seul qui nous reste...
Jack a ceci de génial qu'il ne rentre même pas dans le débat du service minimum. Débat dans lequel bien peu d'enseignants entrent d'ailleurs... tellement son fondement parait justement, très minimum. Merci Jack.
07 mai 2008
B.O.F.
365 jours mais pas un an... ça tombe bien pour ce faux anniversaire de mon coming out sur la toile, je ne me sens pas une humeur de célébration mais j'avais en tête ce petit florilège musical... j'ai commencé le boulot, si vous avez d'autres fulgurances dans le thème... je suis preneuse...
Un classique qui va redevenir révolutionnaire...
Pas franchement que des chouettes souvenirs...
Sortez les mouchoirs... ou un épisode avec le motard... ça me fait le même effet...
Une autre valeur sûre du genre... mais celle-ci devait être sur la face B... (énorme!!!)
Quelques regrets un peu plus métalisés... un truc qui n'est jamais arrivé à Pierre (voir plus haut)...
28 avril 2008
Camp indien
Attaque d'un fort iroquois (gravure d'après Samuel de Champlain, 1610)
Le campement indien attaqué de tous les côtés: ça ne vous fait pas cet effet-là à vous artiste, petit épicier du coin, lycéen, fonctionnaire, NKM, faucheur, retraité, journaliste... la liste est longue... des valeureux qui n'ont plus que leurs yeux pour pleurer.
Vous y comprenez quelque chose vous: 72% de mécontents, 53% de votants?
Au moins tout ça dans la rue dès jeudi?
(OK. Pas trop de lecture cette fois-ci... j'ai bien compris!)
24 avril 2008
Ascensions
J'avais brièvement évoqué dans ce post un des "livres de montagne" qui m'avaient le plus marqué ces dernières années, Sur la Trace de Nives d'Erri de Luca. Je voudrais en profiter aujourd'hui pour faire connaître deux autres auteurs. (finalement, trois!)
Je commencerai par celui que j'ai découvert le plus récemment, trouvé, abandonné dans ma librairie préférée. Il m'a attiré par sa couverture mystérieuse, un papier calque assez épais qui laissait voir une gravure sombre d'un sommet sans nom. Un sommet dans un voile de mystère, de tempête, le nom de l'auteur: Ludwig Hohl, le titre: Ascension et l'éditeur; Attila. Il m'a longtemps fait de l'oeil sur ma table de nuit. Je le feuilletai, contemplai les sombres illustrations de Martin Tom Dieck, puis le refermai. Pendant un temps, je me suis contentée de sa couverture. Jusqu'à ce matin récent où je l'ai ouvert et lu. D'un souffle.
Un extrait, pour vous couper le souffle.
Il y avait d'autres moments où ce n'était plus des rêves, mais le mélange de rêve et d'état de veille qui est précisément ce que l'on nomme hallucination. A l'un de ces moments, voilà qu'il avait enfin trouvé la réponse définitive à la question si fréquemment posée: "Pourquoi faites-vous l'ascension des montagnes?"
(Car toutes les réponses habituelles étaient insuffisantes: Pour des raisons de santé; il devait tout de même y avoir d'autres moyens, moins coûteux. A cause de l'altitude; mais alors, pourquoi pas en téléphérique, ou en avion? Parce que c'est un sport particulièrement gratifiant qui, dans un cercle réduit, mais élitaire, apporte des récompenses enviables; c'était déjà mieux mais ça ne suffisait pas.) La réponse était:
Pour m'échapper de prison.
... Et puis?
Un peu plus loin dans ma mémoire, mais lu aussi rapidement, sous la couette dans la chambre du chalet familial, alors qu'il y avait une vraie tempête à l'extérieur, les cinq tomes du Sommet des dieux, scénarisés par Yumemakura Baku et dessinés par Jirô Taniguchi. Je ne suis ni fan de manga, ni spécialiste de la question mais s'il n'y avait qu'un auteur de manga à vous conseiller (au risque d'avouer que je n'en connais pas tant que ça), ce serait Taniguchi. (A l'origine, il s'agit d'un roman de Baku très célèbre au Japon, et c'est lui même qui a proposé à Taniguchi d'adapter son oeuvre.)
Fukamachi, jeune photographe japonais de retour d'une ascension malheureuse au Népal, se voit proposer au bazar de Kathmandou un appareil photo de collection qu'il acquiert aussitôt. Aussitôt acquis, l'appareil est dérobé et dans sa quête pour le retrouver, Fukamachi s'aperçoit que l'ancien propriétaire est sans doute Habu Joji, un alpiniste d'exception dont on a perdu la trace au Japon. Il pense aussi que l'appareil pourrait bien être celui de Mallory, qui mourut avec Irvine en 1924 sur les flancs de l'Everest sans que l'on sût jamais s'ils avaient ou non atteint le sommet. (L'Everest fut vaincu par Hillary et Norgay en 1953.) Je ne vous en dirai pas plus... seulement, pour vous donner une idée, deux planches: attention! A lire de bas en haut et de droite à gauche!
Et puis, et puis, par dessus tout, ou au commencement de mon amour pour les livres, il y a les deux tomes, lus et relus de Cosey, A la recherche de Peter Pan, une magnifique histoire d'amour et de montagne.
21 avril 2008
Ombres chinoises
Xiahe, monastère de Labrang, 2006
19 avril 2008
La Roue
La roue est la plus belle découverte de l'homme et la seule
il y a le soleil qui tourne
il y a la terre qui tourne
il y a ton visage qui tourne sur l'essieu de ton cou quand
tu pleures
mais vous minutes n 'enroulerez-vous pas sur la bobine à
vivre le sang lapé
l'art de souffrir aiguisé comme des moignons d'arbre par les
couteaux de l'hiver
la biche saoule de ne pas boire
qui me pose sur la margelle inattendue ton
visage de goélette démâtée
ton visage
comme un village endormi au fond d'un lac
et qui renaît au jour de l'herbe et de l'année
germe
Aimé Césaire (1913-2008)
(all by myself)
[Premier souvenir d'Aimé: une colle en prépa. Puis j'ai découvert les poèmes et l'homme.]











